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Source : Ministère des Affaires Étrangères
  • Géographie
  • Démographie
  • Politique
  • Relations
  • carte-burkina-afrique

    Géographie

    Superficie 274.122 km²
    Population 13,3 millions d'habitants
    Capitale Ouagadougou
    Principales villes Ouagadougou(980.000 H.) - Bobo-Dioulasso (350.000 H.)- Koudougou (115.000 H.)
    Langue officielle Français
    Monnaie Franc CFA
    Fête nationale 11 décembre
    Pays limitrophes Mali - Côte d'ivoire - Ghana -Togo - Bénin - Niger

    Démographie

    Croissance annuelle 20.6% de 1975 à 2003
    Espérance de vie 47.5 ans
    Taux d'alphabétisation 12,8% (rapport mondial sur le développement humain, 2004) - chiffre contesté (24,8% dans le précédent rapport)
    Religions Animisme (majorité), Islam (52%), Catholicisme (30%)
    Indice de développement humain 175 sur 177 (PNUD) soit 0,317 (0,253 en 1975)
    Communauté française 2003 : 2.817 inscrits (+ 100 à 300 non-inscrits) (DFAE)

    Politiques

    Politique intérieure

    Indépendante le 5 août 1960, la Haute Volta a connu plusieurs coups d'Etat dont celui de Thomas Sankara en 1983. Elle devient le Burkina Faso en 1984 ("pays des Hommes intègres"). Le 16 octobre 1987, Blaise Compaoré, ancien compagnon de route de Sankara, prend le pouvoir. Il est élu en 1991 et réélu en 1998 triomphalement bien que son parti, le CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès), ne dispose que d'une courte majorité.

    Suite à la tentative de coup d'État manqué en octobre 2003, le pouvoir politique a adopté des mesures d'apaisement à l'égard de l'armée.

    La volonté du pouvoir de revenir au scrutin proportionnel à la plus forte moyenne, qui a toujours permis au parti présidentiel de dominer les institutions burkinabè, ainsi que l'attribution par le Président de l'Assemblée nationale du statut de chef de file de l'opposition au modéré Gilbert Ouédraogo, président de l'ADF/RDA, ont poussé dans un premier temps les partis d'opposion à s'allier. Cependant, aucun ténor n'a finalement réussi à émerger parmi les candidats aux élections présidentielles du 13 novembre 2005 : l'opposition est réduite à des ambitions personnelles, sans projet et sans moyens (pour l'heure, 13 candidats de l'opposition se sont déclarés). Le Président Compaoré, quant à lui, a annoncé sa candidature et les sondages le créditent de près de 70% des suffrages, posant la question de savoir s'il y aura un second tour ou non. Ce scrutin devrait toutefois logiquement conforter l'ancrage de la démocratie au Burkina Faso.

    Politique extérieure

    Soupçonné d'avoir soutenu le Liberia de Charles Taylor au début des années 2000, puis d'avoir soutenu la rébellion ivoirienne en 2002, le Burkina Faso souhaite sortir de son isolement international. L'initiative du président Compaoré sur le coton à l'OMC, visant le démantèlement des aides des pays développés à leurs producteurs de coton, ses nombreux déplacements à l'étranger et la tenue de nombreuses réunions à Ouagadougou (Union africaine, Francophonie, CENSAD, UEMOA), s'expliquent par la crainte d'être isolé à nouveau diplomatiquement. Cette diplomatie active donne au Burkina Faso une visibilité particulière dans la région et sur le continent africain. La proximité avec la Libye lui vaut une attention particulière et nouvelle de la part des Américains.

    Vis-à-vis de la crise ivoirienne, le Burkina Faso adopte une position légaliste, craignant pour la sûreté de ses deux millions de ressortissants émigrés chez son voisin. Les relations économiques ont cependant repris depuis début 2004 (fonctionnement du chemin de fer entre Abidjan et Bobo Dioulasso). Les relations avec le Togo et la Mauritanie se sont récemment améliorées. Le Président guinéen Lansana Conté reste cependant hostile à Blaise Compaoré pour ses liens affichés avec certains de ses opposants.

    En matière d'intégration régionale, le Burkina Faso témoigne d'un engagement de longue date (CEDEAO, UEMOA, Conseil de l'Entente).

    Relations avec la France

    Relations politiques

    La France et le Burkina Faso sont très liés pour des raisons historiques et culturelles, avec notamment la francophonie. M. Dominique de Villepin s'est rendu à Ouagadougou le 21 juillet 2002 et le 27 novembre 2002 dans le cadre de la crise ivoirienne. Mme Nicole Fontaine, Ministre déléguée à l'Industrie, s'est rendue au Burkina-Faso les 16 et 17 octobre 2003. Le Président Compaoré a été reçu pour la troisième fois par le Président de la République le 20 février 2004. M. Xavier Darcos, Ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie a participé au Sommet extraordinaire de l'Union africaine pour l'emploi et la lutte contre la pauvreté, qui s'est tenu à Ouagadougou les 8 et 9 septembre 2004. Le Président Chirac, MM. Michel Barnier et Xavier Darcos ont assisté au Xème Sommet de la Francophonie à Ouagadougou en novembre 2004. M. Darcos s'est rendu au festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou le 3 mars 2005. Les 26 et 27 avril 2005, le Premier ministre burkinabè Paramanga Ernest Yonli s'est rendu à Paris pour les " Journées économiques du Burkina Faso " (entretiens avec le Premier ministre, le Ministre des Affaires étrangères, le Ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, le Ministre délégué au Commerce extérieur).

    Coopération culturelle, scientifique et technique

    La France est aujourd'hui le premier bailleur bilatéral du Burkina Faso (60 millions d'euros annuels, soit 15% de l'aide publique au développement reçue par le Burkina Faso).

    La coopération bilatérale évolue fortement vers l'aide-programme et l'aide budgétaire sous l'effet de l'harmonisation des aides (création du groupe de Soutien Budgétaire Conjoint (SBC-CSLP) en 2002, qui réunit les principaux bailleurs de fonds, et du cadre général des aides budgétaires en 2005, présidé par le Ministre des Finances burkinabè). Résiduelle, l'assistance technique bilatérale mobilise une quarantaine d'experts de haut niveau.

    La coopération se concentre désormais sur les priorités sectorielles suivantes : l'éducation nationale, la gestion des finances publiques, le système judiciaire, la police et la gendarmerie, les services sociaux de base, la décentralisation, la filière coton, l'énergie électrique, l'industrie agroalimentaire céréalière, l'élevage péri-urbain et le micro-crédit. Le Burkina Faso est le premier pays avec lequel la France a signé un document-cadre de partenariat, portant sur la période 2000-2005 (coopération institutionnelle, sociale et économique et dynamiques d'intégration régionale). La programmation titre IV 2005 pour le Burkina Faso a été approuvée pour un montant de 6.367.220 euros.

    La coopération militaire s'appuie sur 14 coopérants militaires. Les principales actions se font dans le domaine de la formation (167 stagiaires formés) et de l'équipement (informatique et transmissions).

    Autres types de coopération

    L'AFD (Agence Française de Développement) a engagé une quinzaine d'opérations pour un montant de 77,4 M €. Le volume annuel moyen des décaissements de l'AFD sur les cinq dernières années est d'environ 20 M € : développement rural (notamment appui à la filière coton), hydraulique urbaine, aménagements urbains à Ouagadougou et Bobo Dioulasso, transport (notamment ferroviaire), électricité et télécommunications, éducation de base.

    La coopération décentralisée est particulièrement dense : environ 60 opérations cofinancées par le Département à hauteur de 7,5 M € pour la période 1999-2002, ce qui fait du Burkina Faso, avec le Mali, le bénéficiaire privilégié de ce type de coopération sur le continent africain.

    Massebiau - 12100 Millau - Téléphone : 05 65 60 50 86 - E-mail : infos@les-fruits-du-baobab.org